Décodeur de classification BTP
Trouvez votre coefficient, votre minimum conventionnel et les critères de la convention qui définissent chaque position
1. Votre statut
Ouvrier du bâtiment · convention 1596 / 1597 · base 35 h / semaine
Les minima ouvriers et ETAM sont négociés région par région : les 13 régions métropolitaines sont proposées ici, chacune relue sur le texte de son accord publié au Bulletin officiel des conventions collectives. Deux réserves demeurent : un accord d'entreprise ou un usage plus favorable prime toujours sur ces minima, et les entreprises du Centre-Val de Loire relèvent de deux grilles distinctes selon qu'elles emploient plus ou moins de dix salariés.
Minimum conventionnel applicable
1 867 € brut / mois
Ouvrier du bâtiment, N1 — Position 1 (N1P1) (coefficient 150) — exemple Île-de-France.
Le minimum conventionnel de ce niveau (1 843 €) est inférieur au SMIC : c'est donc le SMIC (1 867 €) qui est dû à un salarié majeur à temps plein.
Pourquoi ce minimum ?
- Texte
- Accord du 5 novembre 2025 — texte sur Légifrance
- Date d'effet
- 5 février 2026
- Extension
- arrêté du 27 janvier 2026, publié au Journal officiel le 5 février 2026 (arrêté)
- Territoire
- Île-de-France
- IDCC
- 1596 / 1597
- Niveau
- Ouvrier du bâtiment, N1 — Position 1 (N1P1) (coefficient 150)
- Pour vous
- Accord étendu : sa grille s'impose à toutes les entreprises de la branche depuis le 5 février 2026.
Le minimum n'est qu'une ligne du bulletin. Pour contrôler aussi vos heures supplémentaires, votre panier, vos indemnités de déplacement et la cohérence entre votre brut et votre net, passez votre fiche de paie au vérificateur.
Comprendre les niveaux ouvrier : repères indicatifs
- N1P1 — travaux de simple exécution selon des consignes précises
- N1P2 — travaux simples, sans difficultés particulières
- N2 — travaux courants de sa spécialité
- N3P1 — travaux de son métier
- N3P2 — travaux délicats de son métier
- N4P1 — travaux complexes de son métier, ou organise le travail de l'équipe appelée à l'assister et en assure la conduite
- N4P2 — travaux les plus délicats de son métier, ou conduite et animation permanente d'une équipe
Repères non normatifs : chacun reprend quelques mots du critère « contenu de l'activité » de la convention. Le classement se juge sur les quatre critères réunis, que le questionnaire ci-dessous détaille.
Source des montants : Ouvriers — 13 grilles régionales (+ variante Centre-Val de Loire > 10 salariés), chacune relue sur le texte de son accord publié par Légifrance (fonds KALI) (Légifrance). Décodeur à titre indicatif, non contractuel : seule la classification inscrite sur votre contrat de travail et votre bulletin de paie fait foi.
Suis-je potentiellement sous-classé ? Les critères de la convention
Pour chacun des quatre critères de la convention (ouvriers du bâtiment, IDCC 1596 et 1597), cochez la description qui correspond à ce que vous faites de façon habituelle, sans tenir compte de votre intitulé de poste. Le niveau de comparaison est celui choisi plus haut (N1P1) : prenez celui de votre bulletin de paie.
Tout ouvrier occupé régulièrement à des travaux relevant de plusieurs niveaux et positions est classé dans le plus élevé ; des tâches seulement occasionnelles ne changent pas le classement (art. 12.6). Texte sur Légifrance
Classement potentiel, au conditionnel
Il manque 4 critères sur 4 (contenu de l'activité, autonomie et initiative, technicité, formation, adaptation et expérience). Les quatre se lisent ensemble : aucun résultat n'est donné sur une partie seulement.
Méthode de calcul — du niveau au minimum applicable
- Le montant affiché est celui de la ligne de grille que vous sélectionnez (catégorie, niveau, accord régional) — une valeur lue directement dans la grille vérifiée, jamais recalculée à partir d'un coefficient multiplicateur.
- Ce minimum conventionnel est comparé au SMIC brut en vigueur ; le plus élevé des deux devient le minimum réellement applicable, conformément au principe de faveur.
- Si vous saisissez votre salaire, l'écart au minimum applicable est calculé au centime près, avec une tolérance de 0,50 € pour absorber les arrondis d'un montant « pile au minimum ».
- Le questionnaire des critères associe chacune de vos quatre réponses à une position. Quatre réponses concordantes désignent une position ; des réponses divergentes donnent une fourchette, la convention ne disant pas comment départager ses critères. Le résultat est comparé au niveau choisi plus haut, et l'écart de minimum entre les deux n'est affiché qu'au conditionnel, jamais comme un rappel dû.
Ce que ce résultat n'est pas : un contrat individuel ou un accord d'entreprise plus favorable, ni les primes et indemnités qui s'ajoutent au minimum (panier, déplacement, ancienneté) — pour celles-ci, voir le vérificateur de bulletin de paie. Les critères des cadres ne sont pas repris, et le questionnaire ne remplace ni l'appréciation de l'employeur ni celle du juge. Estimation indicative, non contractuelle.
Textes ouverts : Ouvriers bâtiment — grilles régionales (IDCC 1596/1597), fonds KALI · ETAM bâtiment — grilles régionales (IDCC 2609), fonds KALI · Cadres bâtiment — avenant n° 78 du 19 janvier 2026 (IDCC 2420) · Ouvriers bâtiment — définitions des niveaux et critères, art. 12.2 (IDCC 1597) · ETAM bâtiment — avenant n° 1 du 26 septembre 2007, définitions des emplois
Références rouvertes le .
Positions et coefficients ouvriers : de N1P1 à N4P2
Dans le bâtiment, la classification ouvrier va de N1P1 (coefficient 150) à N4P2 (coefficient 270), en quatre niveaux et sept positions. À chaque position correspond un coefficient hiérarchique et un minimum conventionnel régional. Sélectionnez votre position dans l'outil ci-dessus pour le montant exact. N2P1 et N2P2 n'existent qu'en travaux publics.
| Position | Coefficient | Contenu de l'activité (art. 12.2, extrait) |
|---|---|---|
| N1P1 | 150 | travaux de simple exécution selon des consignes précises |
| N1P2 | 170 | travaux simples, sans difficultés particulières |
| N2 | 185 | travaux courants de sa spécialité |
| N3P1 | 210 | travaux de son métier |
| N3P2 | 230 | travaux délicats de son métier |
| N4P1 | 250 | travaux complexes de son métier, ou organise le travail de l'équipe appelée à l'assister et en assure la conduite |
| N4P2 | 270 | travaux les plus délicats de son métier, ou conduite et animation permanente d'une équipe |
Les ETAM (niveaux A à H) et les cadres (coefficient 60 à 162) suivent une autre échelle — choisissez votre statut dans l'outil ci-dessus.
Questions fréquentes sur la classification BTP
Que veulent dire N1P1, N2, N3P1 ou N4P2 dans le BTP ?+
Ce sont les positions de la classification des ouvriers du bâtiment : quatre niveaux, dont trois sont dédoublés en positions 1 et 2, soit sept positions du coefficient 150 au coefficient 270. La convention intitule le niveau I « ouvriers d'exécution » (N1P1, 150 ; N1P2, 170), le niveau II « ouvriers professionnels » (N2, 185), le niveau III « compagnons professionnels » (N3P1, 210 ; N3P2, 230) et le niveau IV « maîtres-ouvriers ou chefs d'équipe » (N4P1, 250 ; N4P2, 270). Chaque position est définie par quatre critères (contenu de l'activité, autonomie et initiative, technicité, formation et expérience), jamais par un intitulé de poste.
Qu'est-ce qui sépare N3P1 et N3P2 ?+
La nature des travaux et la forme des consignes, pas l'ancienneté. Au N3P1, l'article 12.2 de la convention décrit des « travaux de son métier réalisés à partir de directives » et de « bonnes connaissances professionnelles » ; au N3P2, des « travaux délicats de son métier réalisés à partir d'instructions générales », « une certaine autonomie » et de « très bonnes connaissances professionnelles ». Aucun nombre d'années n'est fixé. Le guide d'utilisation des signataires, non étendu, ajoute que le non-exercice du tutorat ne peut justifier un refus de classement en N3P2.
N2P1 et N2P2 existent-ils dans le bâtiment ?+
Non. Dans le bâtiment, le niveau II n'a qu'une position, le N2 au coefficient 185. N2P1 (coefficient 125) et N2P2 (coefficient 140) appartiennent à la classification des ouvriers des travaux publics (IDCC 1702), qui dédouble ce niveau et laisse au contraire le niveau IV d'un seul tenant (coefficient 180). Le numéro d'IDCC porté sur le bulletin de paie dit quelle grille s'applique.
Où trouver mon coefficient ou mon niveau de classification BTP ?+
Votre classification (niveau N1 à N4 pour les ouvriers, A à H pour les ETAM, coefficient 60 à 162 pour les cadres) figure obligatoirement sur votre bulletin de paie et dans votre contrat de travail. Elle détermine le minimum conventionnel auquel vous avez droit ; pour les cadres, la grille n'étant pas étendue, ce minimum ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation signataire. En cas de doute sur le niveau correspondant à vos tâches réelles, ce sont les fonctions exercées de façon habituelle qui comptent, pas l'intitulé affiché.
Comment savoir si je suis sous-classé ?+
En confrontant ce que vous faites de façon habituelle aux quatre critères de la convention, position par position : c'est ce que fait le questionnaire de cette page. Si vos fonctions correspondent aux critères d'une position supérieure à celle de votre bulletin, c'est une piste à discuter avec votre employeur, pas un verdict. Le classement relève de l'employeur, et l'écart de minimum entre deux positions n'est pas un rappel dû tant que la position supérieure n'est pas reconnue, par l'employeur ou par le juge.
Que faire si je suis payé en dessous du minimum de mon niveau ?+
Le minimum conventionnel de votre niveau s'impose à l'employeur dès que l'accord lui est applicable, et il ne peut jamais descendre sous le SMIC (1 867,02 € brut/mois depuis le 1er juin 2026), qui prime si le minimum de branche lui est inférieur. Si votre brut est en dessous, signalez-le par écrit à votre employeur, rapprochez-vous de vos représentants du personnel, puis le cas échéant de l'inspection du travail (DREETS). Le rappel de salaire se prescrit par 3 ans.
Le minimum de mon coefficient change-t-il selon la région ?+
Pour les ouvriers et les ETAM, oui : les définitions des niveaux sont nationales, mais les minima sont négociés région par région, donc un même N3P1 ne donne pas le même minimum en Bretagne et en Île-de-France. Le décodeur propose les treize régions métropolitaines, chacune relue sur le texte de son accord publié sur Légifrance. Pour les cadres du bâtiment, la grille est nationale, mais non étendue, avec une exception : les départements du Nord et du Pas-de-Calais ont une grille majorée de 2,78 % (FFB, Tissot, CFE-CGC BTP ; le texte qui la fonde n'a pas été lu ici).
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