Du net avant impôt au net réellement touché : barème 2026, quotient familial (parts, enfants) et décote pris en compte
Net avant impôt, primes comprises. Partir du brut
Couple = revenus des deux à additionner.
1 part fiscale
Net avant impôt
2 200 €
par mois
Impôt (prélèvt. à la source)
− 87 €
taux moyen 4.0 %
Net après impôt
2 113 €
réellement touché
Le net affiché sur la fiche de paie est le net avant impôt. L'administration applique ensuite le prélèvement à la source : le barème progressif de l'impôt sur le revenu, après abattement de 10 % pour frais professionnels et division par les parts fiscales du foyer. Pour un ouvrier célibataire à 2 200 € net/mois, l'impôt représente environ 5 % du revenu ; le net après impôt tourne autour de 2 090 €. Le taux exact dépend de la situation familiale.
Oui, via le quotient familial. Chacun des deux premiers enfants ajoute une demi-part, le troisième et les suivants une part entière. Ces parts divisent le revenu imposable avant application du barème, ce qui réduit l'impôt. L'avantage par demi-part est toutefois plafonné à 1 807 € (revenus 2025) : au-delà d'un certain revenu, un enfant supplémentaire ne fait plus baisser l'impôt indéfiniment.
La décote est une réduction automatique de l'impôt pour les foyers faiblement imposés, fréquente chez les ouvriers et ETAM du bâtiment. En 2026, elle s'applique tant que l'impôt brut reste sous 1 982 € (personne seule) ou 3 277 € (couple) : elle retranche 897 € (ou 1 483 € pour un couple) diminués de 45,25 % de l'impôt. Un couple d'ouvriers à revenu modeste peut ainsi voir son impôt ramené à zéro.
Non, tant qu'elles restent dans les limites des barèmes URSSAF : les indemnités de panier, de trajet et de grand déplacement remboursent des frais professionnels et ne sont ni soumises à cotisations ni imposables. Elles n'entrent donc pas dans le revenu net imposable servant au calcul de l'impôt. Seul le salaire (base, heures supplémentaires imposables, primes de production) est retenu.