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Convention collective ENEDIS, RTE, GRDF, EDF

Le statut national des IEG (IDCC 5001), et pourquoi il ne se lit pas comme une convention du BTP

Mis à jour (données métiers É&R) 29 août 2026

Chercher « la convention collective d'ENEDIS » ou « la grille de salaire RTE » ne mène nulle part, et ce n'est pas un défaut de publication : ces entreprises ne relèvent d'aucune convention de branche négociée au sens habituel. Leur cadre est un statut réglementaire, plus ancien que la plupart des conventions collectives, et il fixe la rémunération d'une façon qui n'a pas d'équivalent dans le bâtiment ou les travaux publics.

ENEDIS, RTE et GRDF ont-ils une convention collective ?

Leurs salariés relèvent du statut national du personnel des industries électriques et gazières (IEG), institué par le décret n° 46-1541 du 22 juin 1946 et identifié par l'IDCC 5001 (brochure JO 3368). Ce statut tient lieu de convention de branche pour la production, le transport, la distribution et la commercialisation d'électricité et de gaz.

La branche comptait fin 2023 environ 157 entreprises et 138 700 salariés statutaires (source CNIEG). La quasi-totalité d'entre eux travaille dans les sociétés issues d'EDF et de Gaz de France :

  • EDF
  • ENEDIS
  • RTE
  • ENGIE
  • GRTgaz
  • GRDF
  • Storengy
  • Elengy

S'y ajoutent plus d'une centaine de régies, coopératives et entreprises locales de distribution d'énergie, souvent municipales, qui appliquent le même statut avec des effectifs de quelques dizaines de personnes.

Comment est calculé le salaire sous statut IEG ?

La rémunération repose sur un niveau de rémunération (NR) attribué selon le poste et la qualification, multiplié par la valeur du point (le salaire national de base de la branche), auquel s'ajoutent des échelons d'ancienneté, des majorations résidentielles et des primes (dont l'indemnité d'astreinte). Ce n'est pas une grille classique en euros bruts affichés métier par métier.

Concrètement, quatre éléments se cumulent :

  • ·un niveau de rémunération (NR) attribué selon le poste et la qualification ;
  • ·la valeur du point (salaire national de base de la branche), revalorisée par accord ;
  • ·des échelons d'ancienneté et des majorations résidentielles ;
  • ·des primes et indemnités, dont l'astreinte, structurante pour les métiers d'exploitation 24/7.

Deux salariés au même NR peuvent donc afficher des bruts différents selon leur ancienneté et leur zone d'affectation. Les montants précis (valeur du point, NR par emploi) sont fixés par les accords de branche IEG ; nous ne publions que ce qui est officiellement sourcé et renvoyons aux barèmes IEG/CNIEG pour le détail chiffré.

Faut-il être fonctionnaire pour travailler chez ENEDIS ou RTE ?

Non. Les salariés statutaires des IEG ne sont pas fonctionnaires : ils relèvent du droit privé, encadré par le statut national. Des recrutements existent aussi hors statut (contrats de droit commun) selon les entreprises et les filiales.

La distinction compte au moment de candidater : une même annonce d'ENEDIS ou de RTE peut ouvrir sur un emploi statutaire ou sur un contrat de droit commun, et le second ne donne pas accès aux mêmes règles de rémunération. C'est le premier point à faire préciser en entretien, avant toute discussion de montant.

Métiers d'exploitation concernés

Sous statut IEG, on trouve notamment le technicien d'exploitation réseau électrique et le monteur réseaux électriques employé directement par un gestionnaire de réseau. Le repère de salaire de marché (offres France Travail) figure sur chaque fiche.

Sources : statut national du personnel des industries électriques et gazières (décret n° 46-1541 du 22 juin 1946, IDCC 5001 / brochure 3368), Légifrance ; CNIEG (effectifs de branche, 31 décembre 2023). Contenu informatif, non contractuel.