Intérim, CDI et CDD dans le BTP
Intérim et CDD : +21 % de brut grâce à IFM/IFC + ICCP. CDI : stabilité et avantages sociaux. Simulation et analyse complète.
Intérimaire et salarié en CDD perçoivent deux indemnités supplémentaires en fin de mission / contrat :
- • Intérim — IFM (10 %) du brut + ICCP (10 %) du brut + IFM — arts. L1251-32 et L1251-19 Code du travail
- • CDD — IFC (10 %) du brut + ICCP (10 %) du brut + IFC — art. L1243-8 Code du travail
Résultat dans les deux cas : pour 2 000 € brut de base, vous percevez en réalité 2 420 € brut (+21,0 %).
Le CDI n'inclut pas ces indemnités, mais compense par la stabilité, l'ancienneté et les avantages sociaux.
Simulateur : intérim, CDD et CDI sur la durée
Avantages et inconvénients
Intérim BTP
CDD BTP
CDI BTP
Que choisir selon votre profil ?
Ouvrier débutant (< 2 ans)
→ IntérimLe marché BTP est tendu — l'intérim est la voie d'entrée la plus rapide. Constituez un historique de missions sur 1-2 ans, puis négociez un CDI avec un coefficient amélioré.
Débutant ciblant une entreprise précise
→ CDDSi vous avez identifié un employeur cible, un CDD direct est préférable à l'intérim : vous intégrez l'équipe, montrez votre valeur, et maximisez les chances d'une offre CDI en fin de contrat.
Ouvrier expérimenté (2-10 ans)
→ CDIVous avez l'ancienneté pour négocier un bon CDI avec prime de fidélité. La stabilité vous permet de vous former (CACES, habilitations) et d'évoluer vers chef d'équipe.
Technicien / ETAM
→ CDIÀ ce niveau, les avantages du CDI (mutuelle, tickets resto, 13ᵉ mois dans les grandes entreprises) compensent largement les 21 % d'IFM/IFC intérim ou CDD.
Expert / cadre en mission ponctuelle
→ Portage salarialAu-delà de 3 500 € brut/mois, le portage salarial peut être plus avantageux que l'intérim classique — voir notre comparatif portage salarial. (Base identique à celle du simulateur ci-dessus, qui raisonne en brut.)
Intérim : L'IFM n'est pas due si la mission se termine à l'initiative du salarié, en cas de CDI proposé par l'agence, ou en cas de faute grave — art. L1251-33 Code du travail.
CDD : L'IFC n'est pas due en cas de faute grave du salarié, de rupture à son initiative, de proposition d'un CDI en fin de contrat, ou pour les contrats saisonniers — art. L1243-10 Code du travail. Le taux peut être abaissé à 6 % si l'employeur offre un accès privilégié à la formation professionnelle — art. L1243-9.
Ce comparatif s'arrête au dernier jour travaillé. Ce qui se passe ensuite — ouverture des droits, différé lié aux indemnités, congés déjà versés par la caisse — dépend du motif de fin de contrat et se lit sur le chômage après une fin de chantier BTP.
Comment ce résultat est calculé — trois contrats, une seule assiette de départ
- Les trois colonnes partent du même brut mensuel et de la même durée : tout écart affiché vient donc du contrat, jamais d'une hypothèse de rémunération différente.
- En intérim, l'indemnité de fin de mission vaut un dixième de cette assiette, puis l'indemnité de congés payés porte sur l'assiette augmentée de la première — d'où un cumul supérieur à deux dixièmes.
- En contrat à durée déterminée, la mécanique est identique mais l'indemnité de fin de contrat remplace celle de fin de mission ; son taux peut être abaissé quand l'employeur ouvre un accès privilégié à la formation.
- En contrat à durée indéterminée, aucune indemnité de précarité n'est ajoutée : les congés payés sont acquis puis rémunérés au moment où ils sont pris, pas versés chaque mois.
- Le passage au net applique un taux de cotisations salariales unique aux trois colonnes, ce qui préserve la comparabilité même s'il ne reproduit aucun bulletin en particulier.
Ce que ce résultat n'est pas : une projection de salaire. Les indemnités de précarité ne sont pas dues dans plusieurs cas de rupture, et le taux de cotisations retenu est celui d'un ouvrier non-cadre. Simulation indicative, non contractuelle.
Textes ouverts : Art. L1251-32 C. trav. (indemnité de fin de mission) · Art. L1251-19 C. trav. (congés payés en intérim) · Art. L1243-8 C. trav. (indemnité de fin de contrat)
Questions fréquentes
L'intérim est-il mieux payé que le CDI dans le BTP ?
En intérim BTP, le salarié perçoit +21 % de brut grâce à deux indemnités légales : l'Indemnité de Fin de Mission (IFM, 10 % du brut cumulé — art. L1251-32 Code du travail) et l'Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP, 10 % brut + IFM). Sur 6 mois, un intérimaire BTP peut percevoir l'équivalent de 2,5 mois de salaire supplémentaire par rapport à un CDI à salaire brut identique.
Quand vaut-il mieux choisir le CDI plutôt que l'intérim dans le BTP ?
Le CDI BTP est préférable pour : obtenir un crédit immobilier (les banques exigent un CDI), bénéficier des congés payés CIBTP sans rupture de droits, accéder aux formations Pro BTP et aux avantages conventions collectives (ancienneté, 13e mois, primes de fidélité). Au-delà de 18 mois de mission chez le même client, l'entreprise doit proposer un CDI ou un CDD sous peine de requalification.
Quelle est la durée maximale d'une mission d'intérim dans le BTP ?
La durée maximale d'une mission d'intérim dans le BTP est de 18 mois (renouvellement compris), comme pour tout secteur. Elle peut être portée à 24 mois en cas de remplacement d'un salarié en attente d'embauche, commande exceptionnelle à l'export, ou travaux urgents nécessitant des mesures de sécurité. Au-delà, le contrat peut être requalifié en CDI par le Conseil des prud'hommes.
Le CDD BTP donne-t-il droit aux mêmes indemnités que l'intérim ?
Oui, le CDD BTP ouvre droit à l'Indemnité de Fin de Contrat (IFC, 10 % du brut — art. L1243-8 Code du travail) et à l'ICCP (10 % brut + IFC), soit +21 % sur le brut nominal, identique à l'intérim. La différence principale : en CDD, c'est l'entreprise BTP qui emploie directement (pas d'agence), ce qui peut donner accès aux avantages convention collective dès le premier jour.
