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Chômage intempéries BTP

Estimez l'indemnité versée quand un chantier s'arrête pour intempéries : 75 % du taux horaire, 1 h de carence par semaine ou période continue d'arrêt, impact net sur votre mois — régime CIBTP vérifié

Vos données

Statut

Heures de chantier perdues pour intempéries

Une heure de carence par période : un arrêt continu, même sur plusieurs semaines, en compte une ; deux arrêts séparés dans des semaines différentes en comptent deux ; deux arrêts dans la même semaine, une seule.

Indemnité intempéries estimée (brut)

156,00 €

pour 13,00 h indemnisées (après 1,00 h de carence)

Salaire perdu (brut)

− 224,00 €

14,00 h non travaillées

Indemnité (brut)

+ 156,00 €

75 % × 16,00 €/h

Écart net estimé

− 29,82 €

sur la paie du mois

Comment lire ce résultat

  • • L'indemnité ne compense pas intégralement le salaire : 75 % du taux, et la 1re heure de chaque période d'arrêt (semaine ou arrêt continu) n'est pas indemnisée.
  • • Elle est exonérée de cotisations sociales salariales (hors CSG/CRDS 6,70 %), ce qui atténue l'écart net face au salaire perdu.
  • • Plafonds : 9 h/jour, 45 h/semaine, 55 jours/an indemnisables (régime CIBTP).
  • • L'indemnité reste imposable sur le revenu.

Méthode de calcul — ce que l'arrêt coûte, ce que la caisse rend

  1. La perte de salaire est le produit direct des heures d'arrêt par votre taux horaire : ces heures ne sont pas travaillées, donc pas payées en salaire.
  2. La première heure de chaque période d'arrêt (une semaine, ou un arrêt continu) est retirée avant indemnisation (art. D5424-12) : deux arrêts dans la même semaine ne donnent qu'une heure de carence. Le champ « Périodes d'arrêt distinctes » sert à en compter plusieurs.
  3. Le calcul suppose que le droit est ouvert : il faut avoir travaillé 200 heures dans les deux mois précédant l'arrêt (D5424-11). L'outil ne le vérifie pas.
  4. Le taux horaire servant de base à l'indemnité est écrêté au plafond du régime, indexé sur le plafond horaire de la Sécurité sociale majoré d'un cinquième.
  5. Les trois quarts de cette base plafonnée sont versés pour chaque heure restante ; l'indemnité échappe aux cotisations salariales mais reste soumise à la CSG et à la CRDS.
  6. L'écart net affiché confronte le salaire net perdu à l'indemnité nette perçue, ce qui explique qu'il soit moins défavorable que l'écart brut.

Ce que ce résultat n'est pas : le décompte de votre caisse. Les plafonds journaliers, hebdomadaires et annuels du régime ne sont pas simulés, et c'est la caisse régionale qui liquide l'indemnité réelle. Estimation indicative, non contractuelle.

Textes ouverts : Art. L5424-8 C. trav. (indemnisation intempéries) · Votre indemnisation chômage-intempéries (CIBTP Île-de-France)

Côté employeur : les paramètres de la campagne 2026-2027

Le simulateur ci-dessus chiffre l'indemnité du salarié. L'employeur, lui, avance cette indemnité puis se la fait rembourser par sa caisse de congés payés, en échange d'une cotisation. Pour la campagne du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, l'arrêté du 3 septembre 2026 (JORF du 18 septembre) fixe la cotisation à 0,68 % des salaires pour le gros œuvre et les travaux publics, 0,13 % pour les autres entreprises du BTP, après un abattement de 96 168 €. Pour les arrêts dus à une canicule, l'employeur reçoit 80 % du remboursement calculé à l'article D. 5424-25, sauf décision de la Caisse nationale de surcompensation, avant le 31 décembre 2026, d'une part supérieure. Ces 80 % ne se lisent pas comme 80 % du salaire : l'indemnité du salarié reste à 75 % de son salaire horaire de référence.

Source : arrêté du 3 septembre 2026 sur Légifrance, articles 2, 3 et 5, lu le 15 octobre 2026.

Questions fréquentes

Quel est le montant de l'indemnité chômage intempéries dans le BTP ?

L'indemnité de chômage intempéries du BTP est égale à 75 % du salaire horaire du salarié, dans la limite d'un plafond horaire fixé à 36 € en 2026 (plafond horaire de sécurité sociale majoré de 20 %) : au plafond, l'indemnité brute est donc de 27 € par heure indemnisable (75 % de 36 €). La première heure perdue d'une même semaine, ou d'une période continue d'arrêt, n'est pas indemnisée (art. D5424-12) : deux arrêts dans la même semaine ne donnent qu'une heure de carence.

Combien d'heures d'intempéries sont indemnisables ?

Le régime CIBTP indemnise au maximum 9 heures par jour et 45 heures par semaine, dans la limite de 55 jours indemnisables par année civile et par salarié.

Les arrêts pour canicule sont-ils remboursés à l'employeur à 80 % ?

Pour la campagne du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, l'arrêté du 3 septembre 2026 (article 5) prévoit que l'employeur reçoit 80 % du montant de remboursement calculé selon l'article D. 5424-25 pour les arrêts dus à une canicule, et la Caisse nationale de surcompensation peut décider, avant le 31 décembre 2026, d'une part supérieure. Ce pourcentage concerne le remboursement de l'employeur, pas l'indemnité du salarié, qui reste de 75 % du salaire horaire de référence. Un arrêt canicule n'est recevable que du 1er juin au 30 septembre, sur un chantier situé dans un département en vigilance canicule orange ou rouge de Météo-France (ou visé par un arrêté préfectoral équivalent) ; en 2026, CIBTP France a exceptionnellement ouvert cette période dès le 26 mai (communiqué CIBTP du 12 octobre 2026, lu le 16 octobre 2026), ce qui ne vaut pas pour les années suivantes.

Deux arrêts dans la même semaine donnent-ils deux heures de carence ?

Non. L'article D. 5424-12 du Code du travail n'indemnise les heures perdues qu'à partir de la deuxième au cours d'une même semaine ou d'une période continue d'arrêt : la carence d'une heure ne s'applique qu'une fois par semaine ou par période continue. Deux arrêts séparés dans des semaines différentes donnent en revanche une heure de carence chacun.

L'indemnité intempéries est-elle soumise à cotisations ?

L'indemnité de chômage intempéries est exonérée de cotisations sociales salariales, à l'exception de la CSG et de la CRDS (6,70 %). Elle reste imposable sur le revenu. C'est pourquoi la perte nette réelle est inférieure à la perte de salaire brut.