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Logiciel de devis et de facturation BTP : ce que la loi impose, comment choisir

Devis obligatoire, mentions de facture, autoliquidation, TVA à 10 % ou 5,5 %, facturation électronique et retenue de garantie : les règles d'abord, l'outil ensuite

Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques, micro-entrepreneur en franchise de TVA compris. L'émission suivra le 1er septembre 2027 pour les PME et les micro-entreprises. Pour un artisan du bâtiment, le choix d'un logiciel de devis et de facturation n'est donc plus une affaire de confort : l'outil devra passer par une plateforme agréée par l'administration, et il devra produire des documents qui respectent des règles que les logiciels généralistes ignorent souvent, celles des travaux.

Cette page part de ces règles, texte par texte, puis en tire la liste de ce qu'un outil doit savoir faire. Elle ne classe aucune marque. Un classement dirait quel produit est le plus vendu, pas s'il gère une situation de travaux avec retenue de garantie ou une facture de sous-traitance en autoliquidation, deux cas propres aux travaux.

Du devis à l'encaissement : ce que l'outil doit couvrir

Un chantier de rénovation de quelques semaines produit à lui seul un devis, parfois un avenant, une demande d'acompte, deux ou trois situations, une facture de solde et, s'il y a eu retard, une relance. Chacun de ces documents obéit à une règle différente.

Besoins d'un artisan du BTP et fonction correspondante d'un logiciel
BesoinCe qui l'encadreFonction à vérifier
DevisArrêté du 24 janvier 2017 pour le dépannage, la réparation et l'entretien (21 activités)Modèle qui force les mentions, durée de validité, taux horaire et frais de déplacement
AcompteCode de la consommation (arrhes ou acompte, délai de sept jours hors établissement)Qualification écrite de la somme demandée, date d'encaissement
Situations de travauxContrat (avancement cumulé)Facture d'avancement qui déduit ce qui a déjà été facturé
Retenue de garantieLoi n° 71-584 du 16 juillet 1971 (5 % au plus)Ligne de retenue, suivi de sa libération un an après la réception
Plusieurs taux de TVA20 %, 10 %, 5,5 % selon les travaux et le logementTaux par ligne, mention de certification du client sur le devis
Sous-traitanceAutoliquidation de la TVA (CGI, art. 283, 2 nonies)Facture hors taxe avec la mention « Autoliquidation »
Relances et retardsCode de commerce, art. L441-10 (entre professionnels)Échéancier, calcul des pénalités, indemnité de 40 €
Marge par chantierAucune règle : gestionDéboursé sec, heures passées, achats rattachés au chantier
Archivage10 ans pour les pièces comptables (code de commerce, art. L123-22)Conservation et export des factures émises et reçues

Le devis de travaux : quand la loi l'impose

Le texte qui rend le devis obligatoire dans le bâtiment est l'arrêté du 24 janvier 2017 relatif à la publicité des prix des prestations de dépannage, de réparation et d'entretien. Son annexe liste 21 activités, dont la maçonnerie, la plomberie, l'électricité, la couverture, l'isolation, la menuiserie, la plâtrerie, la peinture et les revêtements de sols et de murs. Pour ces prestations, le professionnel remet au client un devis détaillé avant de commencer (art. 4).

L'article 4 ne fixe aucun montant minimal. Des guides encore en ligne retiennent 150 euros comme montant à partir duquel l'obligation jouerait : ce seuil n'apparaît pas dans le texte en vigueur, et la fiche officielle sur le devis obligatoire n'en mentionne pas non plus.

Mentions du devis conclu dans les locaux de l'entreprise (art. 4, I)

  • la date de rédaction, le nom et l'adresse de l'entreprise, le nom du client ;
  • le lieu d'exécution et la nature exacte des réparations ;
  • le décompte détaillé, en quantité et en prix, de chaque prestation et produit, avec l'unité (heure de main-d'œuvre, mètre linéaire, mètre carré) ;
  • les frais de déplacement, s'il y en a ;
  • la somme globale hors taxes et toutes taxes comprises, avec le taux de TVA ;
  • la durée de validité de l'offre, et le caractère gratuit ou payant du devis.

Signé chez le client, le devis prend la forme du contrat hors établissement du code de la consommation, avec le taux horaire de main-d'œuvre et le temps estimé (art. 4, II). Dans les deux cas, le client doit être informé qu'il peut conserver les pièces remplacées, selon le modèle annexé à l'arrêté (art. 4, III). Un logiciel qui ne propose pas ce modèle oblige à l'ajouter à la main sur chaque devis de dépannage.

S'y ajoute une pièce que beaucoup d'outils traitent comme une option : l'attestation d'assurance décennale, qui doit être jointe aux devis et aux factures (code des assurances, art. L243-2). Le détail de cette obligation pour un artisan qui démarre figure dans notre article sur la rentabilité d'un couvreur, d'un maçon ou d'un plâtrier installé.

La facture : mentions, seuils et cas du BTP

Entre professionnels, une facture est due pour chaque prestation (code de commerce, art. L441-9). Pour un particulier, une note est obligatoire dès que la prestation dépasse 25 euros TTC (arrêté n° 83-50/A du 3 octobre 1983), et le décompte détaillé y devient facultatif quand un devis détaillé, accepté et conforme aux travaux, l'a précédée. Les mentions communes, listées par Service Public Entreprendre d'après le code de commerce et l'article 242 nonies A de l'annexe II du code général des impôts, sont les suivantes.

  • date d'émission et numéro unique, pris dans une séquence chronologique continue ;
  • date de la prestation, ou date de versement de l'acompte ;
  • identité du prestataire (nom suivi de « EI » pour un entrepreneur individuel, Siren, adresse) et du client ;
  • numéro de TVA intracommunautaire, sauf facture de 150 € HT ou moins ;
  • pour une prestation, la part des matériaux fournis et celle de la main-d'œuvre ;
  • décompte détaillé (quantité, prix unitaire HT, taux de TVA), totaux HT et TTC ;
  • date d'échéance, taux des pénalités de retard et, pour un client professionnel, l'indemnité forfaitaire de 40 €.

Sous-traitance : la facture part sans TVA

Quand une entreprise confie tout ou partie de ses travaux à un sous-traitant, la TVA due sur ces travaux est payée par le donneur d'ordre, pas par le sous-traitant (CGI, art. 283, 2 nonies, en vigueur pour les contrats signés depuis le 1er janvier 2014). Le sous-traitant facture hors taxe et porte la mention « Autoliquidation ». Selon la foire aux questions de la DGFiP, un contrat unique qui mêle travaux et autres prestations (location de matériel, maintenance) est autoliquidé en totalité. Un logiciel doit donc savoir produire une facture à 0 € de TVA qui n'est ni une exonération ni une franchise, avec la bonne mention.

TVA à 10 % ou 5,5 % : la certification se fait sur le devis

Les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien d'un logement achevé depuis plus de deux ans relèvent du taux de 10 %, et certains travaux de rénovation énergétique de 5,5 %. Depuis le 1er mars 2025, le client n'a plus à remettre d'attestation séparée : il certifie sur le devis ou sur la facture que les conditions du taux réduit sont remplies, et il en garde une copie jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant les travaux. À la même date, la fourniture et l'installation d'une chaudière susceptible d'utiliser une énergie fossile sont passées au taux normal, l'entretien de ces chaudières restant à 10 %. Un modèle de devis qui imprime encore un renvoi vers l'ancien formulaire est un modèle à mettre à jour.

Les articles du code général des impôts sont cités ici comme les fiches officielles les citent au 2 octobre 2026. Les règles de TVA ont été recodifiées dans le code des impositions sur les biens et services au 1er septembre 2026 : pour un micro-entrepreneur, la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » devient « art. L. 223 et s. du CIBS », l'ancienne restant tolérée jusqu'au 31 décembre 2027.

Facturation électronique : les dates qui s'appliquent à un artisan

Calendrier de la facturation électronique selon la taille de l'entreprise
EntrepriseRecevoir des factures électroniquesÉmettre des factures électroniques et transmettre ses données (e-reporting)
Grande entreprise, ETI1er septembre 20261er septembre 2026
PME, micro-entreprise (moins de 10 salariés et 2 M€ de chiffre d'affaires ou de bilan), micro-entrepreneur1er septembre 20261er septembre 2027

Une entreprise de moins de 250 salariés relève de la seconde ligne, artisan seul compris. Depuis le 1er septembre 2026, ils doivent avoir désigné une plateforme agréée pour recevoir les factures de leurs fournisseurs, directement ou à travers leur logiciel, leur expert-comptable ou leur banque. La liste des plateformes agréées est publiée et tenue à jour sur impots.gouv.fr. Un logiciel de facturation n'a pas besoin d'être lui-même une plateforme agréée : il peut être une « solution compatible », raccordée à l'une d'elles. C'est ce raccordement qu'il faut faire confirmer par écrit à l'éditeur.

Trois précisions du guide pratique de la DGFiP comptent pour un artisan. Un client, même grande entreprise, ne peut pas imposer au titre de la loi une émission électronique avant le 1er septembre 2027 à une PME ou une micro-entreprise. Les factures adressées à un particulier restent hors de l'obligation de facture électronique, mais l'entreprise peut devoir transmettre certaines données de ces ventes à l'administration (e-reporting). Enfin, les marchés publics passent déjà par Chorus Pro depuis 2020, quelle que soit la taille de l'entreprise.

Acompte, situation, retenue de garantie : un exemple chiffré

Avec un particulier, la somme demandée à la commande doit être qualifiée par écrit. À défaut, elle vaut arrhes, que le client peut abandonner pour se dédire (code de la consommation, art. L214-1). Un acompte, lui, engage les deux parties. Si le contrat a été signé au domicile du client, aucun paiement ne peut être reçu avant 7 jours (art. L221-10), sauf pour des travaux d'entretien ou de réparation urgents qu'il a lui-même demandés.

Sur un chantier plus long, l'usage est la situation de travaux : une facture d'avancement qui porte le pourcentage cumulé réalisé et déduit ce qui a déjà été facturé. Le maître d'ouvrage d'un marché privé peut y retenir au plus 5 % (loi n° 71-584, art. 1), somme qu'il doit consigner, à moins que l'entreprise ne fournisse une caution bancaire du même montant. Un an après la réception, avec ou sans réserves, la caution est libérée ou la somme consignée versée à l'entreprise, sauf opposition motivée envoyée en recommandé (art. 2).

Exemple : rénovation d'un logement, marché de 40 000 € HT à 10 % de TVA, 60 % réalisés au moment de la situation n° 2, situation n° 1 déjà facturée pour 10 000 € HT

Calcul de la situation de travaux n° 2
Travaux cumulés HT (60 %)24 000,00 €
Moins situation n° 1−10 000,00 €
Situation n° 2 HT14 000,00 €
TVA à 10 %1 400,00 €
Situation n° 2 TTC15 400,00 €
Retenue de garantie de 5 %−770,00 €
Net à payer14 630,00 €

Retenue calculée ici sur le TTC de la situation : la loi parle du « montant » des acomptes sans préciser la base, que le contrat doit fixer. Exemple construit pour l'illustration, pas un relevé de marché.

Ce que l'exemple montre : la retenue se cumule de situation en situation et ne revient qu'un an après la réception. Sur ce marché, à 100 % d'avancement, elle atteindrait2 200 € TTC immobilisés. Un outil qui ne suit pas la date de réception laisse cette somme sans relance.

Délais de paiement et pénalités entre professionnels

Entre professionnels, le délai supplétif est de 30 jours après l'exécution de la prestation. Le délai convenu ne peut pas dépasser 60 jours après la date de la facture, ou 45 jours fin de mois si le contrat le stipule expressément (code de commerce, art. L441-10). Les pénalités courent dès le lendemain de l'échéance, sans rappel. À défaut de taux contractuel, leur taux est celui de la Banque centrale européenne majoré de 10 points : 12,40 % pour le 2e semestre 2026, selon Service Public Entreprendre. Chaque facture payée en retard ouvre droit en plus à une indemnité forfaitaire de 40 € (art. D441-5).

Pour une facture de 9 600 € réglée avec 30 jours de retard, les pénalités au taux légal représentent 97,84 €, soit 137,84 € avec l'indemnité. Ces règles visent les relations entre professionnels. Avec un particulier, l'échéance et les conséquences d'un retard se fixent dans le contrat.

Critères pour juger un logiciel de devis et de facturation BTP

Transformer un devis en facture, tous les outils le font. Les questions qui départagent sont celles-ci.

  1. Bibliothèque d'ouvrages. Peut-on chiffrer un ouvrage par sa composition (fournitures, temps de pose, déboursé) et la réutiliser, ou seulement saisir des lignes de prix ?
  2. Situations et retenue de garantie. L'outil calcule-t-il l'avancement cumulé, déduit-il les situations précédentes, suit-il la retenue jusqu'à sa libération ?
  3. TVA multiple et autoliquidation. Plusieurs taux sur un même devis, la mention de certification du client pour 10 % et 5,5 %, une facture de sous-traitance hors taxe avec la mention « Autoliquidation ».
  4. Facturation électronique. L'éditeur est-il une plateforme agréée ou une solution compatible raccordée à l'une d'elles ? Lesquelles ? Le coût de la réception et de l'émission est-il compris dans l'abonnement ?
  5. Usage sur chantier. Devis sur tablette ou téléphone, signature du client sur place, fonctionnement sans réseau dans une cave ou une cage d'escalier.
  6. Export comptable. Format accepté par le cabinet comptable, rapprochement bancaire, et pas seulement un PDF.
  7. Données et réversibilité. Où sont hébergées les données, comment les récupérer en totalité (devis, factures, clients, bibliothèque) dans un format ouvert si l'on change d'outil, sachant que les factures se conservent 10 ans.
  8. Coût total. Abonnement par utilisateur, modules facturés à part (situations, planning, signature), frais de la plateforme, durée d'engagement, sur trois ans plutôt que sur le premier mois.

Tableur, généraliste, métier, ERP : les limites de chacun

Limites des types d'outils de devis et de facturation pour le BTP
Type d'outilCe qu'il fait bienOù il bute dans le BTP
Tableur ou traitement de texteGratuit ou presque, soupleNumérotation continue et mentions à tenir soi-même, aucune plateforme agréée : inutilisable pour émettre vers une entreprise à partir du 1er septembre 2027
Logiciel de facturation généralisteDevis, factures, relances, souvent raccordé à la facturation électroniqueSituations de travaux, retenue de garantie, bibliothèque d'ouvrages et autoliquidation souvent absentes ou contournées
Logiciel métier du bâtimentOuvrages, situations, retenue, multi-TVA, suivi de chantierCoût plus élevé, modules payants séparés, export des bibliothèques à vérifier avant de s'engager
ERPAchats, stocks, planning, paie et comptabilité dans un même systèmeMise en place longue et coûteuse, dimensionné pour des entreprises structurées plus que pour un artisan seul

Le choix dépend moins du nombre de fonctions que de la nature des chantiers. Un dépanneur qui facture des interventions courtes chez des particuliers a besoin de devis conformes à l'arrêté de 2017 et de notes rapides. Une entreprise qui travaille en sous-traitance pour des entreprises générales a besoin de situations, de retenue de garantie et d'autoliquidation. Pour situer le statut avant l'outil, la page salarié ou indépendant dans le BTP compare les 63 métiers du site, et ce que le régime micro prélève sur un plombier, un frigoriste ou un plaquiste montre le seuil de franchise de TVA qui fait basculer la facturation.

Information générale sur des textes publics, relus à leur source le 2 octobre 2026. Elle ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou comptable, ni une recommandation de produit. Les exemples chiffrés sont des illustrations non contractuelles.

Questions fréquentes

Un devis est-il obligatoire pour des travaux chez un particulier ?

Oui pour les prestations de dépannage, de réparation et d'entretien des 21 activités du bâtiment listées par l'arrêté du 24 janvier 2017 (maçonnerie, plomberie, électricité, couverture, menuiserie, peinture…) : le devis détaillé est remis avant l'exécution, quel que soit le montant, l'article 4 ne fixant aucun seuil. Il porte notamment le décompte détaillé, le taux de TVA, la durée de validité de l'offre et le caractère gratuit ou payant du devis.

Un artisan en micro-entreprise est-il concerné par la facturation électronique ?

Oui. Les micro-entrepreneurs, même en franchise de TVA, restent assujettis et entrent dans la réforme. Ils doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, par une plateforme agréée choisie directement ou via leur logiciel, et devront émettre leurs factures à destination des entreprises sous cette forme à partir du 1er septembre 2027. Les factures adressées à des particuliers restent hors de l'obligation de facture électronique.

Faut-il encore une attestation pour la TVA à 10 % ou 5,5 % ?

Non, depuis le 1er mars 2025. Le client certifie directement sur le devis ou sur la facture que les conditions du taux réduit sont remplies (logement achevé depuis plus de deux ans, travaux éligibles), et conserve une copie jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant les travaux. S'il a certifié à tort, il peut être tenu au paiement du complément de TVA.

Comment facturer des travaux en sous-traitance dans le BTP ?

Hors taxe, avec la mention « Autoliquidation ». Pour les travaux de construction réalisés en sous-traitance pour une entreprise assujettie, c'est le donneur d'ordre qui déclare et paie la TVA (CGI, art. 283, 2 nonies). Le sous-traitant déclare le montant hors taxe en opérations non imposables et garde le droit de déduire la TVA de ses propres achats.

Quel est le montant maximal de la retenue de garantie ?

5 % du montant des acomptes d'un marché de travaux privé (loi n° 71-584 du 16 juillet 1971, art. 1). Le maître d'ouvrage doit consigner la somme, et l'entreprise peut la remplacer par une caution bancaire. Un an après la réception, avec ou sans réserves, la somme est versée ou la caution libérée, sauf opposition motivée notifiée par lettre recommandée.

Une facture faite sur un tableur est-elle valable ?

Oui, tant que l'opération n'entre pas dans l'obligation d'émission électronique : facture à un particulier, ou facture à une entreprise émise par une PME ou une micro-entreprise avant le 1er septembre 2027. Elle doit porter toutes les mentions obligatoires et un numéro pris dans une séquence chronologique continue, sans rupture. À partir de cette date, une facture à une entreprise établie en France devra passer par une plateforme agréée, ce qu'un tableur ne fait pas.