Le niveau II est le seul de la grille ouvrière du bâtiment à ne pas se diviser en positions : un coefficient, 185, et une définition, celle de l'ouvrier qui exécute les travaux courants de sa spécialité. C'est aussi la position que la convention attache au CAP. Une seule région, Pays de la Loire, fixe encore ce minimum sous le SMIC en vigueur, qui s'applique alors à sa place. Si vous cherchez un « N2P1 » ou un « N2P2 », vous êtes du côté des travaux publics, dont la convention coupe ce niveau en deux, aux coefficients 125 et 140.
N2, coefficient 185 : ouvriers professionnels
« Les ouvriers de ce niveau exécutent les travaux courants de leur spécialité, à partir de directives générales et sous contrôle ponctuel. Ils ont une certaine initiative dans le choix des moyens leur permettant d'accomplir ces travaux. »
| Contenu de l'activité | « Travaux courants de sa spécialité réalisés à partir de directives générales. » |
|---|---|
| Autonomie et initiative | « Contrôle ponctuel. Initiative dans le choix des moyens. » |
| Technicité | « Connaissances techniques de base de son métier. Respect des règles professionnelles. » |
| Formation, adaptation et expérience | « Formation professionnelle reconnue (diplôme bâtiment de niveau V de l'éducation nationale) ou expérience équivalente. » |
« A ce niveau, apparaissent les notions : de spécialité […] ; de diplôme professionnel de base ou expérience équivalente (niveau V de l'éducation nationale). »
Entre N1P2 et N3P1 : d'une position à l'autre
| Critère | N1P2 · 170 | N2 · 185 | N3P1 · 210 |
|---|---|---|---|
| Contenu de l'activité | Travaux simples, sans difficultés particulières. | Travaux courants de sa spécialité réalisés à partir de directives générales. | Travaux de son métier réalisés à partir de directives pouvant impliquer la lecture de plans et la tenue de documents d'exécution s'y rapportant. Peut être assisté d'autres ouvriers en principe de qualification moindre. |
| Autonomie et initiative | Contrôle fréquent. Initiatives élémentaires. Responsable de leur bonne exécution. | Contrôle ponctuel. Initiative dans le choix des moyens. | Responsable de leur bonne réalisation, sous contrôle de bonne fin. Sur instructions de l'encadrement, fonctions ponctuelles de représentation simple ayant trait à l'exécution du travail quotidien. |
| Technicité | Première spécialisation dans l'emploi. | Connaissances techniques de base de son métier. Respect des règles professionnelles. | Bonnes connaissances professionnelles. |
| Formation, adaptation et expérience | Initiation professionnelle. | Formation professionnelle reconnue (diplôme bâtiment de niveau V de l'éducation nationale) ou expérience équivalente. | Formation professionnelle reconnue (diplôme bâtiment de niveau IV de l'éducation nationale) ou expérience équivalente. Peut transmettre ponctuellement son expérience. |
Par rapport au N1P2, trois mots changent la nature du poste. La « spécialité » apparaît : l'ouvrier ne fait plus des travaux simples, il tient un domaine de travaux. Le contrôle passe de fréquent à « ponctuel », et l'initiative, qui restait élémentaire, porte désormais sur « le choix des moyens ». En face, la convention attend des « connaissances techniques de base » du métier et le respect des règles professionnelles.
Le N3P1 n'est pas un N2 plus ancien. Son travail couvre « les travaux de son métier », et plus seulement les travaux courants ; il peut impliquer la lecture de plans et la tenue de documents d'exécution. L'ouvrier en répond sous un contrôle de bonne fin et peut être assisté d'autres ouvriers. La formation de référence monte d'un cran, au niveau IV de l'éducation nationale.
Minimum 2026 région par région
| Région | Grille | Minimum applicable | Taux horaire | Net estimé | Écart avec N1P2 | Écart avec N3P1 | En vigueur depuis |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 1 909,00 € | 1 909,00 € | 12,59 € | 1 494,55 € | +41,98 € | +190,14 € | 1er janvier 2026 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 1 898,00 € | 1 898,00 € | 12,51 € | 1 485,95 € | +30,00 € | +182,00 € | 1er juillet 2026 |
| Bretagne | 1 917,70 € | 1 917,70 € | 12,64 € | 1 501,37 € | +49,53 € | +147,08 € | 1er janvier 2026 |
| Centre-Val de Loire | 1 907,00 € | 1 907,00 € | 12,57 € | 1 492,98 € | +39,98 € | +149,00 € | 1er mai 2026 |
| Corse | 1 932,59 € | 1 932,59 € | 12,74 € | 1 513,02 € | +61,99 € | +168,33 € | 1er avril 2026 |
| Grand Est * | 1 896,79 € | 1 896,79 € | 12,51 € | 1 484,99 € | +29,77 € | +204,98 € | 1er mars 2025 |
| Hauts-de-France | 1 955,00 € | 1 955,00 € | 12,89 € | 1 530,57 € | +87,98 € | +156,00 € | 1er janvier 2026 |
| Île-de-France | 1 899,00 € | 1 899,00 € | 12,52 € | 1 486,72 € | +31,98 € | +139,00 € | 5 février 2026 |
| Normandie | 1 884,22 € | 1 884,22 € | 12,42 € | 1 475,16 € | +17,20 € | +181,41 € | 1er avril 2026 |
| Nouvelle-Aquitaine | 1 912,56 € | 1 912,56 € | 12,61 € | 1 497,32 € | +45,54 € | +160,77 € | 1er janvier 2026 |
| Occitanie | 1 902,53 € | 1 902,53 € | 12,54 € | 1 489,49 € | +35,51 € | +182,37 € | 1er mai 2026 |
| PACA | 2 040,00 € | 2 040,00 € | 13,45 € | 1 597,12 € | +110,00 € | +196,00 € | 1er septembre 2026 |
| Pays de la Loire | 1 864,02 € | 1 867,02 €SMIC | 12,31 € | 1 461,69 € | 0 € | +197,21 € | 1er mars 2026 |
| Centre-Val de Loire (> 10 salariés) | 1 898,00 € | 1 898,00 € | 12,51 € | 1 485,95 € | +30,98 € | +147,00 € | 1er mai 2026 |
- Base : 151,67 heures par mois, 35 heures par semaine. SMIC en vigueur : 1 867,02 € brut.
- Net estimé avant impôt : prévoyance conventionnelle déduite, mutuelle non déduite.
- * Accord le plus récent relevé, maintenu faute de texte postérieur.
- Accords relus sur Légifrance le 18 octobre 2026. Toutes les régions : grille salariale BTP.
Y entrer, en sortir
Un CAP, un BEP, un certificat de formation professionnelle des adultes délivré par l'AFPA ou un diplôme équivalent de niveau V classe en N2, coefficient 185, dès l'embauche (art. 12.41). Une période probatoire de 9 mois au plus s'ouvre alors, ramenée à 6 mois pour qui a déjà travaillé en entreprise ; à son terme, l'ouvrier est confirmé dans sa position ou classé plus haut. L'équivalence ne joue que pour les diplômes en vigueur à la signature de la classification : ceux créés depuis doivent être rattachés par avenant (art. 12.44).
Entreprises de 10 salariés au plus (IDCC 1596). Niveau II : la convention des entreprises jusqu'à 10 salariés ajoute « Ils peuvent être amenés dans ce cadre à assurer, de façon ponctuelle et sur instructions précises du chef d'entreprise, des fonctions de représentation simple ayant trait à l'exécution de leur travail quotidien. »
La promotion vers le N3P1 suit la règle commune à toute la grille : des travaux de la position supérieure faits de temps à autre ne changent rien, faits habituellement ils l'imposent (art. 12.63). Obtenir un brevet professionnel ou un bac pro ouvre, lui, le N3P1 par l'article 12.42. La majoration de 10 % pour polyvalence de l'article 12.5 ne commence qu'au niveau III : un N2 qui maîtrise deux spécialités n'y a pas encore droit.
Sur les fiches métier : le minimum d'un électricien titulaire du CAP, région par région.
Textes
- Convention des ouvriers du bâtiment, art. 12.2 (critères, étendu).
- Art. 12.3 (coefficients).
- Art. 12.4 (classement selon le diplôme).
- Art. 12.6 (promotion).
- Guide d'utilisation (non étendu).
Critères relus le 29 septembre 2026.
Minima indicatifs et non contractuels, calculés à partir des accords régionaux étendus et du SMIC. Ils ignorent les primes et tout accord d'entreprise plus favorable, et ne remplacent pas un conseil juridique sur votre situation.
