Comparez les 3 modes de rupture du contrat : indemnités légales, droits chômage et conditions — BTP 2026
Base légale : max(moyenne 3 derniers mois, moyenne 12 derniers mois)
Minimum légal : 8 mois. Les fractions sont calculées au prorata.
Indemnité brute légale
3 125 €
Au minimum = indemnité légale de licenciement (négociable au-dessus)
Carence ARE :
7 jours + différé spécifique si indemnité > minimum légal
Préavis :
Aucun — délai homologation DREETS : 15 jours ouvrables min.
Initiative :
Accord commun employeur + salarié
Indemnité brute légale
3 125 €
Indemnité légale — CCN BTP souvent plus favorable
Carence ARE :
7 jours + délai de carence CP non pris
Préavis :
Légal ou conventionnel (ex. 1 mois ETAM, 3 mois cadres)
Initiative :
Décision unilatérale de l'employeur
Indemnité brute légale
0 €
Aucune indemnité légale
Carence ARE :
Pas de droits ARE (sauf cas légitimes)
Préavis :
À respecter (légal ou conv.) — sous peine d'indemnité compensatrice
Initiative :
Salarié uniquement
La rupture conventionnelle (art. L1237-11 Code du travail) est un accord bilatéral entre l'employeur et le salarié BTP, sans motif requis. Le licenciement économique est une décision unilatérale de l'employeur justifiée par des difficultés économiques. Les deux ouvrent droit à l'ARE, mais le licenciement économique peut donner accès à des indemnités conventionnelles BTP supérieures.
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (1/4 mois par an jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà — art. R1234-1). En revanche, contrairement au licenciement économique, elle ne bénéficie pas des indemnités conventionnelles BTP majorées prévues par la CCN.
En principe, la démission n'ouvre pas droit à l'ARE. Toutefois, France Travail reconnaît 5 cas de démission légitime (suivi du conjoint, non-paiement de salaire, violence au travail, création d'entreprise après 65 jours, reconversion professionnelle avec CPF sous conditions) qui permettent de percevoir l'allocation chômage.
Après signature de la convention de rupture, chaque partie dispose d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires. Passé ce délai, l'employeur envoie la demande d'homologation à la DREETS (ex-DIRECCTE), qui dispose de 15 jours ouvrables pour homologuer ou refuser. La rupture ne prend effet qu'après homologation.