Rupture conv., licenciement ou démission
Comparez les 3 modes de rupture du contrat : indemnités légales, droits chômage et conditions — BTP 2026
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Base légale : max(moyenne 3 derniers mois, moyenne 12 derniers mois)
Minimum légal : 8 mois. Les fractions sont calculées au prorata. Ancienneté incertaine ? Le calculateur d'ancienneté BTP la reconstitue à partir des dates du contrat et en tire préavis et médaille du travail.
Rupture conventionnelle
Indemnité brute légale
3 125 €
Au minimum = indemnité légale de licenciement (négociable au-dessus)
Carence ARE :
7 jours + différé spécifique si indemnité > minimum légal
Préavis :
Aucun — délai homologation DREETS : 15 jours ouvrables min.
Initiative :
Accord commun employeur + salarié
Licenciement économique
Indemnité brute légale
3 125 €
Indemnité légale — CCN BTP souvent plus favorable
Carence ARE :
7 jours + délai de carence CP non pris
Préavis :
Légal ou conventionnel (ex. 1 mois ETAM, 3 mois cadres)
Initiative :
Décision unilatérale de l'employeur
Démission
Indemnité brute légale
0 €
Aucune indemnité légale
Carence ARE :
Pas de droits ARE (sauf cas légitimes)
Préavis :
À respecter (légal ou conv.) — sous peine d'indemnité compensatrice
Initiative :
Salarié uniquement
Comment ce résultat est calculé — un seul barème, trois conséquences
- Le montant affiché pour chaque scénario part du même barème légal : un quart de mois de salaire par année sur les dix premières, un tiers de mois au-delà.
- La rupture conventionnelle affiche ce montant comme plancher négociable — la loi interdit de descendre en dessous, elle n'interdit pas de monter.
- La démission n'ouvre aucune indemnité de rupture : la colonne reste à zéro par construction, pas par défaut de saisie.
- Les droits à l'assurance chômage sont affichés en tout ou rien selon le mode de rupture, avec les cinq cas de démission légitime signalés à part.
- Les délais affichés — homologation, préavis, différé d'indemnisation — sont ceux des textes, jamais des moyennes observées.
Ce que ce résultat n'est pas : un calcul opposable. Les barèmes conventionnels du bâtiment, souvent plus favorables, ne sont pas appliqués ici, et le différé d'indemnisation dépend du montant réellement versé. Comparaison indicative, non contractuelle.
Textes ouverts : Art. R1234-2 C. trav. (barème de l'indemnité légale) · Art. L1237-13 C. trav. (rupture conventionnelle) · Indemnité de licenciement (fiche F987)
Questions fréquentes
Quelle est la différence principale entre rupture conventionnelle et licenciement économique dans le BTP ?
La rupture conventionnelle (art. L1237-11 Code du travail) est un accord bilatéral entre l'employeur et le salarié BTP, sans motif requis. Le licenciement économique est une décision unilatérale de l'employeur justifiée par des difficultés économiques. Les deux ouvrent droit à l'ARE, mais le licenciement économique peut donner accès à des indemnités conventionnelles BTP supérieures.
L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle identique à l'indemnité légale de licenciement dans le BTP ?
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (1/4 mois par an jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà — art. R1234-1). En revanche, contrairement au licenciement économique, elle ne bénéficie pas des indemnités conventionnelles BTP majorées prévues par la CCN.
A-t-on droit au chômage (ARE) après une démission dans le BTP ?
En principe, la démission n'ouvre pas droit à l'ARE. Toutefois, France Travail reconnaît 5 cas de démission légitime (suivi du conjoint, non-paiement de salaire, violence au travail, création d'entreprise après 65 jours, reconversion professionnelle avec CPF sous conditions) qui permettent de percevoir l'allocation chômage.
Quel est le délai d'homologation d'une rupture conventionnelle dans le BTP ?
Après signature de la convention de rupture, chaque partie dispose d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires. Passé ce délai, l'employeur envoie la demande d'homologation à la DREETS (ex-DIRECCTE), qui dispose de 15 jours ouvrables pour homologuer ou refuser. La rupture ne prend effet qu'après homologation.
