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Votre salaire a-t-il suivi les revalorisations de la branche ?

Entrez ce que vous gagniez il y a quelques années : le calcul applique les hausses réelles des minima conventionnels et vous dit où vous devriez être aujourd'hui

Un salaire qui n'a pas bougé depuis trois ans n'est pas resté stable : il a reculé. Les minima du bâtiment sont renégociés chaque année, et les grilles ont nettement bougé depuis 2022. Cet outil ne compare pas votre paie à une moyenne de marché — il la compare à sa propre trajectoire, celle qu'elle aurait suivie si elle avait été revalorisée au rythme de votre convention collective.

Votre situation

Votre statut

D'où viennent ces taux

Pour les cadres, chaque hausse est celle du coefficient 60 de la convention nationale, d'un avenant à l'autre. Pour les ouvriers et les ETAM, les grilles régionales étant renégociées à des dates différentes, le calcul retient l'évolution du SMIC comme référence commune : c'est lui qui tire les premiers niveaux vers le haut, au point de rattraper certains coefficients — le phénomène est détaillé sur la page minima BTP rattrapés par le SMIC.

Cette approche mesure donc l'évolution du plancher de votre catégorie, pas celle des salaires réellement pratiqués sur le terrain. Pour situer votre paie face au marché de votre métier et de votre région, passez par la grille salariale ; pour transformer l'écart en argumentaire, par le générateur d'arguments de négociation.

À titre indicatif. Les montants affichés sont des estimations non contractuelles, calculées à partir de données publiques. Ils ne constituent ni un conseil professionnel, juridique ou financier, ni une promesse de rémunération. Les taux appliqués proviennent des avenants salaires de la convention des cadres du bâtiment (Légifrance) et des décrets SMIC publiés au Journal officiel. Ils décrivent l'évolution des minima de branche, pas votre situation contractuelle individuelle.

Méthode de calcul — appliquer les hausses de branche année par année

  1. Chaque année de la période applique un taux composé à partir de l'année précédente : jamais une addition de pourcentages, mais une multiplication en chaîne, comme des intérêts composés.
  2. Pour un cadre, le taux d'une année donnée est celui de l'avenant qui a revalorisé le coefficient 60 de la convention nationale (CCN 2420) cette année-là.
  3. Pour un ouvrier ou un ETAM, dont les grilles régionales sont renégociées à des dates différentes, le taux retenu est l'évolution du SMIC au 1er janvier — une référence commune aux treize régions, faute d'un calendrier de branche unique.
  4. La comparaison à votre salaire actuel tolère 1 % d'écart de part et d'autre avant de parler de retard ou d'avance : en deçà, l'écart relève de l'arrondi des taux cumulés, pas d'un décrochage réel.

Ce que ce résultat n'est pas : l'évolution des salaires réellement pratiqués sur le terrain — l'outil mesure le plancher conventionnel de votre catégorie, pas le marché. Un écart affiché n'établit aucun manquement de votre employeur, sauf si votre salaire passe sous le minimum de la grille. Estimation indicative, non contractuelle.

Textes ouverts : CCN Bâtiment — Ingénieurs & Cadres, avenants n° 73 à 78 (IDCC 2420) · Décret n° 2025-1228 du 17 déc. 2025 — SMIC au 1er janvier 2026 · Arrêté du 22 mai 2026 — SMIC au 1er juin 2026

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