D'après des sources officielles : Légifrance, BMO France Travail, DARES.
Un ouvrier payé au SMIC a vu son brut passer de 1 554,58 € en janvier 2021 à 1 867,02 € en juin 2026. Une hausse de 20 % en cinq ans et demi. Les minima du BTP ont suivi le mouvement, mais pas au même rythme ni pour tout le monde. Voici la rétrospective, puis la méthode pour vérifier que votre propre salaire a bien suivi.
| Date d'effet | SMIC brut mensuel |
|---|---|
| Janvier 2021 | 1 554,58 € |
| Janvier 2022 | 1 603,12 € |
| Janvier 2023 | 1 709,28 € |
| Janvier 2024 | 1 766,92 € |
| Novembre 2024 (maintenu en 2025) | 1 801,80 € |
| Janvier 2026 | 1 823,03 € |
| Juin 2026 | 1 867,02 € (+2,41 %) |
L'année 2023 concentre le gros de l'effort (+6,6 % pour les minima ouvriers et ETAM, dans le sillage de l'inflation), avant un retour à des hausses plus classiques : +3,4 % en 2024, +2,0 % en 2025.
Côté cadres du bâtiment (CCN 2420), le minimum du coefficient 60 raconte la même histoire en différé : 2 022 € en février 2021, 2 212 € en 2023, 2 326 € en 2025, puis 2 356 € avec l'avenant n°78 de février 2026. Soit +16,5 % sur la période, moins que le SMIC. Résultat mécanique : le bas des grilles ouvriers s'est fait rattraper. Au 1er juin 2026, le niveau N1 (coefficient 120-140) est purement et simplement aligné sur le SMIC à 1 867,02 €, et plusieurs coefficients N2 jouent des coudes juste au-dessus.
C'est pour recoller que la FFB et la FNTP ont signé fin 2025 les avenants de grille applicables en 2026.
Pour les ouvriers du bâtiment :
| Niveau | Coefficient | Salaire brut mensuel 2026 | Évolution vs 2025 |
|---|---|---|---|
| N1 | 120-140 | 1 867,02 € (SMIC) | aligné SMIC (juin) |
| N2 | 150-170 | 1 920 à 2 050 € | +2,5 à 3 % |
| N3 | 185-210 | 2 100 à 2 400 € | +2 à 3 % |
| N4 | 230-250 | 2 450 à 3 100 € | +2 à 3 % |
Pour les ETAM du bâtiment (IDCC 2609), la grille court sur 8 niveaux fixés par accord régional, de l'ordre de 1 839 € (niveau A) à 3 321 € (niveau H). Pour les cadres (IDCC 2420), l'avenant de février 2026 étage les 14 coefficients de 2 356 € (coefficient 60) à 5 472 € (coefficient 162), sur une base de 39 heures. Les montants exacts par région et par coefficient sont sur la grille salariale BTP.
Elles ne comptent pas. Panier, indemnités de petits déplacements, grand déplacement : ces sommes remboursent des frais, elles n'entrent pas dans la comparaison avec le minimum conventionnel. Un employeur ne peut pas justifier un salaire de base sous la grille au motif que « avec les primes, vous êtes au-dessus ». Seul le salaire de base brut compte. Et si ce salaire de base est inférieur au minimum de votre catégorie, la régularisation est due rétroactivement à la date d'entrée en vigueur de l'avenant.
Les hausses ne s'arrêtent pas au niveau national : chaque région négocie ses propres revalorisations. Le détail est dans l'article sur les NAO régionales BTP 2026, et la mécanique des coefficients dans niveaux et coefficients CCN expliqués.
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