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Électricien indépendant

Électricien indépendant : du salariat à l'entreprise individuelle

Chez l'électricien, l'installation à son compte tient autant à la technique qu'à la conformité : norme NF C 15-100, attestation Consuel, qualification Qualifelec. Avant de quitter le salariat, il faut savoir ce que ces obligations changent au modèle économique.

Ce que gagne l'électricien salarié

Référence de départ : un électricien confirmé salarié se situe vers 2 350 € brut (≈ 1 840 € net mensuel). Les habilitations et la spécialisation IRVE ou photovoltaïque tirent ce chiffre vers le haut — et constituent justement les niches les plus rentables une fois indépendant.

S'installer : trois obligations qui structurent le coût

  • Le Consuel à faire viser sur les installations neuves, qui engage la responsabilité de l'artisan.
  • L'assurance décennale et la RC pro, indispensables avant le premier chantier.
  • La qualification (Qualifelec, RGE pour le photovoltaïque) qui ouvre les marchés aidés.

Le dépannage, moteur de marge

Le modèle gagnant de l'électricien à son compte repose moins sur les gros chantiers que sur le dépannage et les contrats d'entretien : interventions courtes, facturées au taux horaire, avec peu de matière. Ce mix permet d'atteindre puis de dépasser l'équivalent salarié plus vite qu'en gros œuvre ; au régime réel, la déduction du véhicule et de l'outillage prend le relais quand l'activité grossit.

Sources : régimes micro-entreprise et travailleur non salarié (URSSAF), obligations d'assurance et de qualification du bâtiment. Les revenus d'artisan dépendent du volume d'activité, du statut et des charges réelles : les ordres de grandeur ci-dessus sont indicatifs et non contractuels. Vérifiez vos taux sur urssaf.fr.