D'après des sources officielles : Légifrance, BMO France Travail, DARES.
Pour 2026, deux ouvriers du bâtiment au même coefficient n'ont pas eu la même augmentation, et l'écart est large : 0 % dans le Grand Est, +3,8 % en Nouvelle-Aquitaine. La raison n'a rien à voir avec l'employeur. Elle tient à un accord régional signé, ou non, à l'automne 2025.
Les minima des ouvriers et des ETAM du bâtiment ne sont pas nationaux : ils se négocient région par région. Voici les accords confirmés à ce stade, d'autres régions négociaient encore au moment de la publication.
| Région (Bâtiment) | Revalorisation 2026 | Statut |
|---|---|---|
| Nouvelle-Aquitaine | +3,8 % | Accord du 16 nov. 2025, au 1ᵉʳ janvier |
| Île-de-France | +1,28 % | Accord du 5 nov. 2025, étendu le 5 fév. 2026 |
| Bretagne | +1 % | Accord au 1ᵉʳ janvier, étendu le 5 fév. 2026 |
| Grand Est | 0 % | Aucun accord — grilles de mars 2025 maintenues |
*Sources : accords régionaux FFB/CAPEB, arrêté d'extension Île-de-France du 27 janvier 2026 (Légifrance). Liste non exhaustive, à jour de juin 2026.*
Le contraste Nouvelle-Aquitaine / Grand Est résume tout. En Nouvelle-Aquitaine, les partenaires sociaux ont intégré le rattrapage de l'inflation accumulée depuis leur précédent accord de juin 2023, d'où les +3,8 %. Dans le Grand Est, les syndicats ont refusé de signer la proposition patronale du 15 janvier 2026 : faute d'accord, rien ne bouge.
Les TP suivent une logique un peu différente. Faute d'accord signé par les syndicats au niveau national, la FNTP et la CNATP ont pris une décision unilatérale le 10 décembre 2025 : +1 % sur l'ensemble des positions ouvriers et ETAM au 1ᵉʳ janvier 2026, avec actualisation des barèmes d'indemnités de petits déplacements (IPD). Le détail région par région est sur la grille de salaire travaux publics.
Un pourcentage sur un minimum, ça paraît abstrait. Prenons un salaire de base de 2 000 € brut pour comparer à métier et coefficient identiques :
L'écart annuel entre un ouvriers néo-aquitain et son homologue alsacien, à poste strictement identique, dépasse ainsi 900 € sur la seule revalorisation 2026. Pour convertir ces montants en net selon votre statut, le convertisseur brut-net BTP fait le calcul.
Un point que beaucoup oublient : ces pourcentages portent sur le salaire de base, pas sur les primes. Le panier repas, les indemnités de trajet ou de grand déplacement ne sont pas concernés et ne comblent jamais un salaire de base sous le minimum.
Tant qu'aucun accord régional n'est signé, c'est la grille de l'année précédente qui s'applique, avec le SMIC comme plancher absolu. Concrètement, deux réflexes utiles.
D'abord, vérifier que votre brut de base respecte le minimum conventionnel en vigueur dans votre région, le détail des niveaux et coefficients est sur la grille salariale BTP, et les planchers officiels sur les barèmes BTP 2026. Ensuite, si votre salaire de base est inférieur à ce minimum, sachez que le rappel est dû : la marche à suivre est détaillée dans l'article sur l'augmentation des salaires BTP 2026.
Reste une bonne nouvelle pour qui négocie : dans une région à 0 % d'augmentation, l'argument du rattrapage tient pour l'année suivante, la pression sur les minima ne disparaît pas, elle est reportée.
De combien augmentent les salaires du bâtiment en 2026 ?
Il n'y a pas un chiffre unique : les minima ouvriers et ETAM sont fixés région par région. Pour 2026, les revalorisations confirmées vont de 0 % en Grand Est (aucun accord signé, grilles 2025 maintenues) à +3,8 % en Nouvelle-Aquitaine, en passant par +1,28 % en Île-de-France et +1 % en Bretagne. Dans les travaux publics, la hausse est de +1 % au niveau national.
Pourquoi certaines régions n'ont aucune augmentation en 2026 ?
Parce que les minima régionaux résultent d'une négociation annuelle (NAO) entre fédérations patronales et syndicats. Quand aucun accord n'est signé, comme en Grand Est, où les syndicats ont refusé la proposition du 15 janvier 2026 — les grilles de l'année précédente restent en vigueur. Le SMIC reste alors le seul plancher légal.
Mon employeur peut-il payer en dessous du minimum régional ?
Non. Le minimum conventionnel de votre région s'impose dès qu'il est supérieur au SMIC, et les primes de chantier (panier, trajet, déplacement) ne comptent pas dedans : elles s'ajoutent au salaire de base. Si votre brut de base est sous le minimum de votre région, vous pouvez en réclamer le rappel.
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Parce que les minima régionaux résultent d'une négociation annuelle (NAO) entre fédérations patronales et syndicats. Quand aucun accord n'est signé, comme en Grand Est, où les syndicats ont refusé la proposition du 15 janvier 2026 — les grilles de l'année précédente restent en vigueur. Le SMIC reste alors le seul plancher légal.
Non. Le minimum conventionnel de votre région s'impose dès qu'il est supérieur au SMIC, et les primes de chantier (panier, trajet, déplacement) ne comptent pas dedans : elles s'ajoutent au salaire de base. Si votre brut de base est sous le minimum de votre région, vous pouvez en réclamer le rappel.