Salaire directeur de travaux 2026 : le forfait en jours change la fiche de paie
Les sources sont citées section par section. Montants de salaire : estimations de l'éditeur, sauf mention contraire.
Salaire directeur de travaux 2026 : le forfait en jours change la fiche de paie
Un directeur de travaux confirmé est estimé à 4 800 € brut par mois, soit environ 3 800 € net avant impôt. Le directeur de projet, dont le périmètre est plus large dans nos fiches, l'est à 5 000 € brut. Entre les deux, l'écart de salaire reste modeste. L'écart qui pèse sur la paie est ailleurs : à ce niveau, on ne compte plus les heures mais les jours, et la convention a prévu une règle pour ce cas.
Ce que le site estime, niveau par niveau
| Niveau | Expérience | Directeur de travaux | Net estimé | Directeur de projet | Net estimé |
|---|---|---|---|---|---|
| Entrée de poste | 0-2 ans | 3 800 € brut | ~3 010 € | 4 000 € brut | ~3 170 € |
| Confirmé | 3-5 ans | 4 800 € brut | ~3 800 € | 5 000 € brut | ~3 960 € |
| Senior | 6-10 ans | 5 800 € brut | ~4 600 € | 6 200 € brut | ~4 920 € |
| Expert | 10+ ans | 7 000 € brut | ~5 570 € | 7 800 € brut | ~6 210 € |
*Estimations éditoriales du site, par mois, sans valeur contractuelle. Le net s'entend avant impôt sur le revenu ; le convertisseur brut-net refait le calcul pour votre cas.*
La grille des cadres du bâtiment (IDCC 2420, avenant n° 78 de février 2026, non étendu) compte 14 coefficients, de 2 356 € brut (coefficient 60) à 5 472 € brut (coefficient 162), sur une base de 39 heures. Ce sont des minima, pas des plafonds. Un directeur de travaux expert estimé à 7 000 € brut se place 1 528 € brut au-dessus du dernier échelon : à ce niveau, la négociation fixe le salaire, plus la convention.
Le forfait en jours : 218 jours, puis 216 ou 215
Un cadre qui organise lui-même son emploi du temps peut être soumis à un forfait annuel en jours, avec accord collectif et convention individuelle. Le Code du travail plafonne ce forfait à 218 jours par an (article L3121-64). La convention des cadres du bâtiment descend plus bas :
Deuxième effet, sur la paie : le minimum conventionnel du cadre au forfait est majoré de 10 % dans le bâtiment et de 15 % dans les travaux publics (cadres TP, IDCC 3212, convention étendue).
Un exemple posé sur le dernier échelon de la grille, par commodité de calcul et sans dire que ce poste y serait classé : un directeur de travaux de 12 ans de présence dans son entreprise du bâtiment, au forfait. Plafond de 215 jours au lieu de 218, trois jours de moins. Minimum conventionnel : 5 472 € brut × 1,1 = 6 019 € brut.
Une réserve de taille : l'avenant du bâtiment n'est pas étendu, il s'applique aux employeurs adhérents d'une organisation signataire. Le contrat de travail et le bulletin disent quel régime vous concerne vraiment.
Directeur de travaux ou directeur de projet : où passe la ligne
D'après les fiches métier du site, le directeur de travaux manage plusieurs chantiers, tient le compte d'exploitation, négocie avec les maîtres d'ouvrage ; au niveau senior il répond aux appels d'offres et encadre les conducteurs de travaux. Le directeur de projet travaille plus en amont : marchés publics et privés complexes, grands comptes, gestion des risques contractuels (arbitrage, réclamations), encadrement des conducteurs de travaux et des directeurs de chantier.
L'écart d'estimation suit cette différence de périmètre : 200 € brut de plus en confirmé, 800 € brut en expert. Pour mesurer le chemin depuis le terrain, le conducteur de travaux est estimé à 3 600 € brut en confirmé.
Un poste de salarié, recherché dans trois régions
Les deux fiches classent le poste « tendu » (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA en tête), avec une perspective favorable, où la demande ne dépend pas d'un seul moteur. Le passage en indépendant n'est pas la voie normale : la fiche juge le management d'une direction travaux et la responsabilité multi-projets incompatibles avec l'exercice en solo.
Dernier point pratique, pour qui compare des offres : le préavis. Un cadre du bâtiment (IDCC 2420) ou des travaux publics (IDCC 3212) doit 2 mois de préavis en dessous de 2 ans d'ancienneté, 3 mois au-delà, sauf accord pour plus court. Sans accord, une date d'arrivée dans un nouveau poste se cale donc à trois mois du jour de la démission quand l'ancienneté dépasse deux ans.
Pour le chiffrage selon votre région et votre expérience : fiche directeur de travaux, fiche directeur de projet et les conventions collectives pour lire le texte applicable à votre entreprise.
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Questions fréquentes
Combien gagne un directeur de travaux en 2026 ?
Le site l'estime à 3 800 € brut par mois en début de poste, 4 800 € brut confirmé (environ 3 800 € net), 5 800 € brut senior et 7 000 € brut expert. Ce sont des estimations éditoriales, pas des minima de convention.
Un directeur de travaux est-il payé au forfait en jours ?
C'est possible s'il est cadre et organise lui-même son emploi du temps. Le Code du travail fixe un maximum de 218 jours par an ; la convention des cadres du bâtiment le ramène à 216 ou 215 jours selon la présence dans l'entreprise, et majore le minimum conventionnel de 10 %. Cet avenant n'est pas étendu : le contrat de travail dit ce qui s'applique réellement.
Quel préavis pour un directeur de travaux qui change d'entreprise ?
2 mois en dessous de 2 ans d'ancienneté, 3 mois à partir de 2 ans, dans le bâtiment (IDCC 2420) comme dans les travaux publics (IDCC 3212), sauf accord des parties pour une durée plus courte.
