D'après des sources officielles : Légifrance, BMO France Travail, DARES.
Tomber malade quand on est payé au mois, c'est une chose. Quand une partie du revenu dépend des jours travaillés sur chantier, c'en est une autre. En arrêt maladie, la Sécurité sociale ne verse qu'environ la moitié du salaire, plafonnée à près de 43 € par jour, et seulement après trois jours de carence. Tout l'enjeu, dans le BTP, est de savoir ce qui vient compléter ce minimum. Pour estimer vos indemnités selon votre salaire et votre ancienneté, utilisez le simulateur d'arrêt maladie BTP.
L'indemnité journalière (IJ) de la Sécurité sociale représente environ 50 % du salaire journalier de base, calculé sur les derniers mois. Deux conditions et un plafond à connaître :
Pour un salaire BTP courant, ce plafond signifie souvent que l'IJ couvre nettement moins de la moitié du revenu habituel. D'où l'importance de ce qui s'ajoute.
La loi impose à l'employeur de compléter l'IJ pour les salariés ayant au moins un an d'ancienneté. Le principe : maintien de 90 % du salaire brut pendant les premiers jours indemnisés, puis environ deux tiers, la durée s'allongeant avec l'ancienneté, après un délai de carence de 7 jours.
C'est le minimum légal. Dans le BTP, les conventions collectives et surtout la prévoyance de branche peuvent aller plus loin : carence supprimée, taux de maintien plus élevé, durée allongée. Les conditions varient selon votre statut (ouvrier, ETAM, cadre) et votre ancienneté, d'où l'intérêt de vérifier précisément votre situation plutôt que de supposer.
C'est ce qui distingue le secteur. Le BTP dispose d'un régime de prévoyance paritaire qui complète l'indemnisation de la Sécurité sociale et le maintien employeur, pour amortir la perte de revenu sur les arrêts longs. Selon votre CCN et votre ancienneté, cette prévoyance peut prendre le relais là où le maintien légal s'arrête. Concrètement, deux salariés au même salaire mais à des stades d'ancienneté différents peuvent toucher des compléments très différents pendant un même arrêt.
À ne pas confondre avec l'accident du travail, qui obéit à des règles plus favorables (pas de carence, indemnisation renforcée) : ce cas est traité dans accident du travail dans le BTP.
Le piège le plus courant, c'est la subrogation : quand l'employeur la pratique, il perçoit directement les IJ de la Sécurité sociale et vous verse un salaire maintenu, sans rupture de trésorerie. Sans subrogation, vous attendez le versement de la Sécu, souvent décalé. Vérifiez aussi sur votre bulletin les lignes de cotisation prévoyance : ce sont elles qui financent les compléments. Pour décrypter ces lignes, voyez le bulletin de paie BTP expliqué, et pour le cadre général de vos droits, droits et salaire dans le BTP.
Combien touche-t-on en arrêt maladie dans le BTP ?
Environ 50 % du salaire journalier de base via la Sécurité sociale, après 3 jours de carence, dans la limite de 41,95 € bruts/jour (juin 2026) puis 42,97 € (juillet 2026), complété sous conditions par le maintien de salaire employeur et la prévoyance de branche.
Qui a droit au maintien de salaire employeur ?
Les salariés d'au moins un an d'ancienneté : 90 % du brut puis environ deux tiers, après 7 jours de carence selon la loi, la convention et la prévoyance BTP pouvant améliorer ces conditions.
Y a-t-il un délai de carence ?
Oui : 3 jours côté Sécurité sociale (IJ à partir du 4e jour) et 7 jours côté maintien employeur selon la loi, cette seconde carence pouvant être réduite ou supprimée par la convention ou la prévoyance du BTP.
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La Sécurité sociale verse une indemnité journalière égale à environ 50 % du salaire journalier de base, après un délai de carence de 3 jours (versement à partir du 4e jour). Cette indemnité est plafonnée : au maximum 41,95 € bruts par jour pour un arrêt prescrit en juin 2026, et 42,97 € à compter de juillet 2026. À cela s'ajoute, sous conditions, le maintien de salaire de l'employeur et la prévoyance de branche du BTP.
La loi prévoit un complément employeur pour les salariés ayant au moins un an d'ancienneté : l'employeur maintient 90 % du salaire brut pendant les premiers jours indemnisés, puis environ deux tiers, la durée augmentant avec l'ancienneté, après un délai de carence de 7 jours. Les conventions et la prévoyance du BTP peuvent rendre ce maintien plus favorable, délai réduit, taux plus élevé.
Oui, deux carences se superposent. Celle de la Sécurité sociale est de 3 jours : les indemnités journalières ne sont versées qu'à partir du 4e jour. Celle du maintien de salaire employeur prévue par la loi est de 7 jours. Mais la convention collective ou la prévoyance de branche peuvent supprimer ou réduire cette seconde carence, un point à vérifier dans son cas.