D'après des sources officielles : Légifrance, BMO France Travail, DARES.
Sur un même chantier de renouvellement de ligne, deux monteurs peuvent travailler côte à côte avec des situations sociales sans rapport. L'un relève du statut national des Industries Électriques et Gazières, l'autre d'une entreprise de travaux prestataire. Même métier, même geste technique, deux trajectoires. Comprendre cette frontière vaut mieux que toutes les fourchettes de salaire.
Le statut des IEG (IDCC 5001) découle d'un décret du 22 juin 1946. Il s'applique aux gestionnaires de réseau et aux régies : grille de classement nationale, régime social propre, garanties collectives spécifiques. Il ne se négocie pas entreprise par entreprise, il s'impose comme un cadre d'ensemble.
Les entreprises de travaux qui interviennent pour le compte de ces gestionnaires relèvent, elles, d'un rattachement variable selon leur activité principale. Leur modèle repose sur des marchés remportés par appel d'offres, avec la pression sur les coûts que cela implique.
Cette différence n'a rien d'abstrait pour un candidat. Elle détermine le cadre de rémunération, les garanties collectives et la stabilité de la charge de travail. La page dédiée au statut des IEG en détaille le périmètre et les employeurs concernés.
| Repère 2026 | Brut mensuel |
|---|---|
| Bas des offres (ROME F1605) | 1 802 € |
| Haut des offres (ROME F1605) | 2 131 € |
| Médiane des électriciens en poste | 2 426 € |
Sources : France Travail (offres des 12 derniers mois, T1 2026), INSEE-DSN 2022.
L'angle mort de ces chiffres, c'est tout ce qui ne relève pas du salaire de base. Les compensations d'astreinte et les majorations d'intervention hors horaires ne figurent dans aucune de ces statistiques, alors qu'elles constituent une part significative du revenu réel sur ce métier. Comparer deux propositions sur le seul salaire mensuel affiché conduit donc souvent à un mauvais arbitrage.
Une ligne tombe pendant une tempête, un défaut apparaît la nuit : quelqu'un doit intervenir. Ce quelqu'un est d'astreinte, et cette disponibilité s'organise et se compense.
Trois questions à poser avant de s'engager :
Un candidat qui obtient des réponses précises sur ces trois points compare enfin des offres comparables. Notre page primes et indemnités BTP recense les mécanismes de compensation les plus courants dans le secteur.
L'évolution du monteur ne suit pas seulement l'ancienneté. Elle suit les titres d'habilitation qui autorisent à prendre des responsabilités d'exploitation : conduire des travaux sur ouvrage en exploitation, puis assurer les consignations qui sécurisent les interventions des autres. Chaque échelon élargit le champ des chantiers accessibles et pèse dans la discussion salariale.
C'est aussi ce qui rend un passage chez un gestionnaire de réseau plus accessible après quelques années de terrain qu'à la sortie de formation. Pour situer les étapes, la fiche monteur réseaux électriques détaille les missions et les évolutions, et le classement des métiers énergie & réseaux permet de comparer les rémunérations de la filière.
Statut IEG ou entreprise de travaux : comment savoir avant de signer ?
Demandez l'IDCC du bulletin de paie : 5001 correspond au statut national des IEG, issu du décret du 22 juin 1946. Un autre code signale une entreprise de travaux prestataire.
L'astreinte compte-t-elle dans le salaire d'un monteur réseaux ?
Pas dans le salaire de base, mais elle pèse fortement sur le revenu réel. Fréquence, compensation et majorations doivent se comparer offre par offre.
Pourquoi la tension de recrutement est-elle si élevée sur ce métier ?
Renouvellement du réseau, raccordements nouveaux et départs en retraite se cumulent, face à des formations peu nombreuses et des conditions d'exercice exigeantes.
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Il suffit de demander l'IDCC figurant sur le bulletin de paie. Le code 5001 correspond au statut national des Industries Électriques et Gazières, issu du décret du 22 juin 1946, appliqué chez les gestionnaires de réseau et les régies. Une entreprise de travaux sous-traitante relèvera d'un autre rattachement, variable selon son activité principale. La question est légitime en entretien et la réponse doit être immédiate.
Elle ne s'ajoute pas au salaire de base mais elle pèse sur le revenu réel, en compensation de la période d'astreinte comme en paiement des interventions effectuées. Comparer deux offres suppose donc de comparer aussi les régimes d'astreinte : fréquence des semaines concernées, mode de compensation, majoration des heures d'intervention de nuit ou de week-end.
Le renouvellement du réseau de distribution, les raccordements liés aux nouvelles installations de production et le remplacement des générations qui partent en retraite créent une demande soutenue, alors que les formations spécifiques restent peu nombreuses et que les conditions d'exercice, en extérieur et en hauteur, découragent une partie des candidats.