D'après des sources officielles : Légifrance, BMO France Travail, DARES.
Si votre employeur vous verse une prime de partage de la valeur (PPV), elle peut atteindre 3 000 € — voire 6 000 € — sans la moindre cotisation sociale. Et jusqu'à la fin 2026, dans une grande partie des entreprises du BTP, elle échappe aussi à l'impôt. Le hic : cette exonération fiscale se referme au 1er janvier 2027. Autant comprendre comment elle marche pendant qu'elle est la plus avantageuse.
La prime de partage de la valeur, qui a succédé à la « prime Macron », est une prime facultative que l'employeur peut verser à ses salariés. Son intérêt tient à son régime social : elle est exonérée de toutes les cotisations sociales, salariales comme patronales. Versée nette de charges, elle « coûte » donc bien moins qu'une augmentation de salaire équivalente.
Mais attention à deux limites. Elle ne peut pas se substituer à un élément de rémunération existant, pas question de transformer une prime de chantier habituelle en PPV. Et elle reste à la main de l'employeur : ce n'est pas un droit acquis.
L'exonération de cotisations s'applique dans la limite de 3 000 € par an et par salarié. Ce plafond grimpe à 6 000 € si l'entreprise met en place un dispositif d'intéressement ou de participation. Au-delà, la fraction qui dépasse est réintégrée dans l'assiette des cotisations.
C'est le point que peu de salariés anticipent. Le régime fiscal de la PPV dépend de la date :
Pour le BTP, où une grande partie des effectifs travaille dans des TPE et PME de moins de 50 personnes, ce régime favorable concerne beaucoup de monde, mais pour quelques mois encore.
Prenons Sofiane, maçon dans une entreprise de 30 salariés, payé 2 200 € brut (soit moins de 3 SMIC). Son employeur lui verse une PPV de 1 000 € en novembre 2026 : il la touche intégralement, 1 000 € net, sans cotisation ni impôt. Le même versement en 2027 subirait la CSG-CRDS et entrerait dans son revenu imposable, quelques dizaines à plus d'une centaine d'euros en moins selon sa tranche.
La leçon : si une PPV est sur la table, mieux vaut qu'elle tombe avant la fin 2026. Pour situer son effet par rapport à une vraie hausse de salaire, voyez négocier son salaire dans le BTP, l'outil pour préparer votre argumentaire et la page primes et indemnités BTP.
Quel est le montant maximum de la PPV en 2026 ?
3 000 € par an et par salarié exonérés de cotisations, ou 6 000 € si l'entreprise applique un dispositif d'intéressement ou de participation. L'employeur fixe librement le montant réellement versé.
La PPV est-elle imposable dans le BTP ?
Jusqu'au 31 décembre 2026, elle est exonérée d'impôt si l'entreprise a moins de 50 salariés et que votre rémunération est inférieure à 3 SMIC. À partir de 2027, elle reste exonérée de cotisations mais devient soumise à la CSG-CRDS et à l'impôt.
Mon employeur est-il obligé de la verser ?
Non, elle est facultative et ne peut pas remplacer un élément de salaire. Les entreprises de 11 à 49 salariés réalisant un bénéfice suffisant doivent toutefois, depuis 2025, mettre en place un dispositif de partage de la valeur, la PPV étant l'une des options.
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La PPV est exonérée de cotisations sociales dans la limite de 3 000 € par bénéficiaire et par an, plafond porté à 6 000 € si l'entreprise applique un dispositif d'intéressement ou de participation. C'est un maximum exonéré : l'employeur fixe librement le montant réellement versé, qui peut être inférieur.
Cela dépend de la taille de l'entreprise et de votre salaire. Du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026, la PPV est exonérée d'impôt sur le revenu si votre entreprise compte moins de 50 salariés et que votre rémunération des 12 derniers mois est inférieure à 3 SMIC annuels. À compter du 1er janvier 2027, quelle que soit la taille de l'entreprise, elle reste exonérée de cotisations mais devient soumise à la CSG-CRDS et à l'impôt sur le revenu.
Non, la PPV est facultative : l'employeur décide de la verser ou non, et en fixe le montant. Elle ne peut pas remplacer un élément de salaire. En revanche, depuis 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés réalisant un bénéfice suffisant doivent mettre en place un dispositif de partage de la valeur, la PPV est l'une des options possibles.