Valeur sur le marché à 6-10 ans
La rénovation énergétique est l'un des rares segments du BTP en croissance en 2026, à contre-cycle du neuf en repli depuis 2023. Le moteur est entièrement réglementaire et financier : DPE devenu opposable, interdiction progressive de louer les passoires thermiques au titre de la loi Climat et Résilience, et financement public via MaPrimeRénov' — rouverte le 23 février 2026 après la loi de finances — et les CEE. Toute la difficulté tient au double profil recherché : maîtriser la technique multi-énergies ET le montage des aides. Ce croisement reste rare, ce que la DARES et la FFB traduisent par une pénurie persistante de candidats, et ce qui maintient les salaires au-dessus des minima conventionnels ETAM. Au-delà du spécialiste lui-même, c'est une grappe entière de métiers qui vit du même flux de chantiers aidés : chauffagiste QualiPAC, électricien IRVE, poseur en isolation, installateur photovoltaïque QualiPV.
Ce qui justifie un salaire senior
- Logiciel de simulation thermique (Pleiades, RTA)
- Rédaction de rapports d'audit énergétique
- Coordination des entreprises multi-corps d'état
- Relation client & accompagnement projet global
Vers l'encadrement
À 3 150 € brut, un spécialiste rénovation énergétique senior encadre fréquemment de jeunes compagnons et prend la responsabilité d'un lot ou d'une zone de chantier. L'ancienneté ouvre par ailleurs droit, selon la convention, à une prime calculée sur le salaire de base. Voir la grille de classification BTP →
